L’ostréiculture

La conchyliculture : l’élevage des coquillages, huître comprise

Mytiliculture, venericulture, pectiniculture : chaque coquillage a son metier. Ce que le mot recouvre, sa difference avec l'ostreiculture, et ou elle se pratique en France.

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Tables à huîtres et rangées de pieux à moules découvertes par la marée basse

L’ostréiculture est un mot connu. La conchyliculture l’est moins, alors qu’elle la contient : c’est l’élevage des coquillages, tous les coquillages, et l’huître n’en est qu’une branche.

Le mot et ce qu’il recouvre

Il vient du grec konkhulion, le coquillage, et du latin cultura, la culture. La conchyliculture désigne donc l’élevage des mollusques à coquille destinés à la consommation, par opposition à la pêche, qui les ramasse sans les élever.

Elle se prononce kon-ki-li-cul-ture. C’est une des requêtes les plus fréquentes autour du mot, et la difficulté vient du groupe chy, qui se dit ici ki et non chi.

Ses branches

Chaque coquillage a son nom de métier. Les cinq principaux :

ÉlevageCoquillageL’éleveur
OstréicultureHuîtresOstréiculteur
MytilicultureMoulesMytiliculteur
VénériculturePalourdesVénériculteur
CérastocultureCoquesCérastoculteur
PectinicultureCoquilles Saint-JacquesPectiniculteur

Les noms suivent tous la même logique : le nom latin du genre, suivi de culture. Mytilus pour la moule, Venus pour la palourde, Cerastoderma pour la coque, Pecten pour la coquille Saint-Jacques.

Ostréiculture et conchyliculture, la différence

C’est un rapport d’inclusion, pas une opposition. Tout ostréiculteur est conchyliculteur ; l’inverse n’est pas vrai. Un éleveur de moules de bouchot est conchyliculteur sans être ostréiculteur.

Dans la pratique, beaucoup d’exploitations font les deux. Un même producteur peut tenir des tables à huîtres et des pieux à moules sur le même domaine, et les organisations professionnelles, les comités régionaux de la conchyliculture, couvrent l’ensemble.

Le détail du travail sur l’huître, du captage du naissain à l’affinage, est dans notre article sur l’ostréiculture.

Des techniques qui se ressemblent

Tous ces élevages partagent le même principe : on ne nourrit pas. Les coquillages sont filtreurs, ils se nourrissent du plancton que la marée leur apporte. L’éleveur ne fournit pas l’aliment, il fournit le support et la place.

C’est ce qui explique que la qualité de l’eau soit le sujet central du métier, et que la production soit concentrée là où les courants et les apports de nutriments sont favorables.

  • Sur tables. Des poches posées sur des tables métalliques qui découvrent à marée basse. C’est le mode dominant pour l’huître.
  • Sur bouchots. Des pieux de bois plantés dans l’estran, sur lesquels les moules se fixent en cordes.
  • En pleine eau. Des filières et des cordes suspendues, utilisées là où l’estran manque, notamment en Méditerranée.
  • À plat. Les coquillages semés à même le fond, pour les palourdes et les coques.

Où elle se pratique en France

Sur toute la façade maritime, mais par bassins, et chacun a sa spécialité. Marennes-Oléron et Arcachon pour l’huître, la baie du Mont-Saint-Michel et la baie de l’Aiguillon pour la moule de bouchot, l’étang de Thau pour l’huître et la moule en pleine eau, le golfe du Morbihan pour les deux.

Ces bassins sont ceux qui structurent notre annuaire : ce sont eux, et non les régions administratives, qui correspondent à la réalité du métier et à la façon dont on cherche une adresse.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre la conchyliculture et l'ostréiculture ?

La conchyliculture est l’élevage de tous les coquillages ; l’ostréiculture est celui des huîtres seulement. C’est un rapport d’inclusion : tout ostréiculteur est conchyliculteur, mais un éleveur de moules est conchyliculteur sans être ostréiculteur. La conchyliculture regroupe aussi la mytiliculture, la vénériculture, la cérastoculture et la pectiniculture.

Comment s'appelle un éleveur de moules ?

Un mytiliculteur, du latin Mytilus, le nom du genre de la moule. Son élevage s’appelle la mytiliculture. Quand il travaille sur des pieux de bois plantés dans l’estran, on parle de moules de bouchot, une technique surtout pratiquée dans la baie du Mont-Saint-Michel et la baie de l’Aiguillon.

Comment appelle-t-on un éleveur de coquilles Saint-Jacques ?

Un pectiniculteur, du latin Pecten, le nom du genre de la coquille Saint-Jacques, et son activité est la pectiniculture. Elle reste marginale en France, où la coquille Saint-Jacques est très majoritairement pêchée en mer plutôt qu’élevée, contrairement à l’huître et à la moule.

Qu'est-ce qu'un conchyophile ?

C’est un collectionneur de coquillages, pas un éleveur. Le terme exact est conchyliophile, et la collection s’appelle la conchyliophilie. Le rapprochement avec la conchyliculture vient de la racine commune, le grec konkhulion qui désigne le coquillage, mais les deux mots ne décrivent pas du tout la même activité.

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